Comment certaines villes redynamisent leurs centres-villes

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comment certaines villes redynamisent leur centre-ville

C’est l’un des grands sujets de préoccupation du moment : l’attractivité des centres-villes des petites et moyennes bourgades. Dans la lignée du rapport Marcon préconisant des solutions pour redynamiser les commerces, les initiatives se multiplient dans les Hauts-de-France.  Zoom sur quatre d’entre elles.

J'ouvre mon commerce

Face au phénomène de dévitalisation du commerce dans les villes moyennes et les communes rurales, aux commerces aux locaux vieillissants et aux emplacements numéro 1 hors de prix, l’opération ‘J’ouvre mon commerce‘ permet de donner un coup de pouce au porteur de projet lors de l’installation d’une nouvelle enseigne. Concrètement, lors du lancement de l’opération à La Fère, le Mairie s’implique dans le rafraîchissement des murs du commerce. En échange, le propriétaire s’engage à proposer un loyer attractif pendant une période de six mois à un an. Le nouveau commerçant bénéfice d’un accompagnement de A à Z par la CCI et ses partenaires (banques, experts comptables, assurances…). L’objectif est de lui donner toutes les clés pour sécuriser son projet et réussir.

Boutiques à l'essai

Bruay-la-Buissière est l’une des dernières converties. L’an dernier, Olivier Switaj, maire de la ville, a lancé un appel à projets pour occuper une boutique à l’essai dans l’ex-local d’un caviste son centre-ville. Lancé pour la première fois à Noyon (Oise) en 2013, ce dispositif se décompose ainsi : la ville identifie un local inoccupé en centre-ville et négocie avec le propriétaire pour minorer le loyer. Les porteurs de projets se font connaître et sont auditionnés par un jury de professionnels. L’heureux élu peut alors tester son activité pendant six mois (renouvelables une fois), tout en bénéficiant d’un accompagnement. Au bout du compte, il décide de s’installer définitivement ou non. Double avantage de ce système adopté par une quinzaine de villes en France : le porteur de projet prend moins de risques ; la ville redonne du lustre à une dent creuse ; ce dynamisme peut susciter de nouvelles vocations.

Stationnement gratuit

La dépénalisation du stationnement dans les communes peut aussi être un levier de développement pour le centre-ville face aux grandes surfaces de périphéries. Quelques communes de la région y croient, comme Laon, dans l’Aisne, qui a passé tout son parc de stationnement en gratuit (le temps est limité tout de même). Soit 625 places sans débourser un euro. Plus à l’ouest, Saint-Omer (Pas-de-Calais), qui avait déjà 80% de son parc accessible gratuitement, a augmenté le pourcentage à 90, sachant que le samedi, on se garait déjà à l’oeil. La ville propose aussi des systèmes de Park and shop limitant le stationnement à 45 minutes. Pour les municipalités, l’objectif est bien d’attirer de nouveau les consommateurs dans les centre-villes et que ceux-ci ne considèrent plus le prix du stationnement comme un frein.

 

Equipe de stratégie commerciale dédiée

Autre initiative intéressante, celle d’Arras. En 2016, rapporte Le Monde, la ville s’est dotée d’une équipe de stratégie commerciale avec sept salariés et un manager de centre-ville.  Après un audit des commerçants, ceux-ci ont ‘tracé des parcours de consommateurs depuis la gare, définissant les rues à privilégier selon le type de commerce‘. L’équipe est alors devenue le point de jonction entre les acteurs du commerce : CCI, élus, associations de commerçants, agents immobiliers, pour mieux trouver le bon local à l’endroit adéquat. Par ailleurs, la ville use désormais de son droit de préemption commerciale, en écartant par exemple un assureur d’un emplacement stratégique.

 

Que propose le rapport Marcon pour revitaliser les centres-villes ?

Le rapport d’André Marcon, président honoraire des CCI de France et maire de Saint-Bonnet-le-Froid, en Haute-Loire, a remis son rapport à Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires. En voici les grandes lignes.

Coopérer pour mieux agir

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La mission préconise la création d’un ‘comité de gouvernance’ dans chaque centre-ville incluant toutes les parties prenantes. La problématique du centre-ville doit ‘s’intégrer dans une logique intercommunale‘, car ‘il n’existe pas de territoire intercommunal polarisant en habitat et emploi sans un centre-ville attractif’.

Simplifier, alléger, inciter

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Pour relancer l’investissement, le rapport préconise la création d’un portail internet interministériel, de nouveaux outils de contractualisation avec les commerçants mais aussi et surtout la simplification des règles d’urbanisme, notamment ‘des autorisations d’urbanisme pour la rénovation des devantures commerciales en secteur protégé‘. Afin de laisser une certaine liberté aux commerçants.

Suppression partielle de la Tascom (taxe sur les surfaces commerciales)

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Selon les auteurs du rapport, cette taxe a beaucoup trop augmenté ces dernières années. Le rapport préconise de définir des périmètres dans les centres villes où serait appliqué des mesures de simplification des procédures et ‘d’allègement’ : notamment ‘l’exonération des procédures CDAC’, ‘l’assouplissement’  des dossiers relatifs à l’accessibilité, ‘l’exonération des taxes foncières‘ pour les propriétaires de locaux commerciaux et, enfin, l’exonération de Tascom en centre-ville ‘pour les commerces existants de 400 à 1 000 m² de surface de vente‘ et pour ‘toutes les nouvelles implantations’.

Ouverture jusque 13 heures le dimanche

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Le rapport propose une dérogation systématique d’ouverture jusqu’à 13 heures le dimanche pour les magasins alimentaires, permettant la ‘liberté de négociation sur les jours et heures d’ouverture‘.

Reste au gouvernement à examiner l’ensemble des propositions et à se décider sur ce qu’il retient ou pas. En attendant, 22 villes de la région vont bénéficier d’un plan de redynamisation : Abbeville, Arras, Beauvais, Béthune, Boulogne-sur-Mer, Calais, Cambrai, Château-Thierry, Compiègne, Creil, Denain, Douai, Dunkerque, Laon, Lens, Lievin, Maubeuge, Saint-Omer, Saint-Quentin, Soissons, Valenciennes et Senlis.

 

Opération ‘J’ouvre mon commerce’ : comment ça marche ?

La nouvelle opération « J’ouvre mon Commerce » apporte une réponse, car elle consiste à créer toutes les conditions favorables pour la relance de nouvelles activités complémentaires au tissu commercial existant, en lieu et place des cellules vacantes en cœur de ville, dans les quartiers ou en zones rurales.

Suite à un appel à candidature, le futur commerçant bénéficie d’un local prêt à aménager, grâce à un partenariat avec la collectivité et le propriétaire privé. L’accès à des conditions préférentielles d’un local ‘J’ouvre mon commerce’ s’inscrit dans le cadre d’un appel à projets à l’issue duquel un comité de sélection piloté par la CCI choisit la candidature la plus adaptée.

Une fois le dossier sélectionné, le réseau local de partenaires fédérés par la CCI (banques, expert comptables, assurances…) proposent des prestations et services avec des conditions tarifaires préférentielles réservées au futur commerçant.

Pour assurer la pérennité de son activité, le futur commerçant bénéficie d’un accompagnement complet par la CCI de l’Aisne pour toutes les étapes de son projet jusqu’à l’ouverture du commerce : étude de marché, stratégie commerciale, business model, prévisionnel, gestion, choix de la structure juridique, aides financières, plan de communication pour l’ouverture… ainsi qu’un suivi régulier.

L’objectif est de donner toutes les clés au futur commerçant pour réussir et sécuriser son projet !

Pour aller plus loin :
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