Valenciennes : une machine à béton pour construire en 3D

Hébergée à la Serre numérique de Valenciennes, Construction 3D est en train de construire son siège à Bruay-sur-Escaut… grâce à une imprimante béton en trois dimensions !

C’est une première en France. Et c’est surtout une technologie qui risque de bouleverser profondément le marché de la construction… Co-fondée en 2017 par quatre associés dont Antoine Motte, l’entreprise Constructions-3D a mis au point des imprimantes  mobiles, capables de d’imprimer les structures d’un bâtiment de façon automatisée. Un peu à la manière d’une imprimante 3D, mis à part que la machine coule du béton, en superposant des couches de béton, selon des plans définis par informatique.

‘Nous avons pour ambition de conjuguer automatisation et humanisme, dans l’objectif de fournir un habitat à la fois économiquement accessible pour tous mais aussi écologique et durable’, résume Antoine Motte, le président, qui espère bien apporter une réponse à la crise mondiale du logement. Constructions-3D est d’ailleurs labellisée Rev3.

Construction 3D impression des murs 2
Construction 3D
Constructions 3D Motte

La machine en question, qui a un peu la forme d’une immense araignée, est dotée d’un bras télescopique qui reproduit couche après couche, à partir d’un silo à béton, les plans d’une maison. Infatigable, elle est capable de monter les murs d’une surface de 50m2 en moins de 24 heures !

Cette imprimante nouvelle génération est aujourd’hui capable de s’étendre jusque 265 m2 et de s’élever jusqu’à 10 mètres de hauteur… avec seulement deux personnes pour superviser le travail. Un premier bâtiment de 62 m2 est sorti de terre à Bruay-sur-Escaut : il deviendra le siège de Constructions 3 D, voué à s’agrandir d’ici quelques années.

Simple sur le papier, la mise au point n’a pas été si simple puisque Constructions 3D conjugue les technologies de l’impression 3D en petit format avec les techniques de construction des bâtiments.

‘Il fallait à la fois appliquer la technologie d’impression 3D au béton mais aussi mettre au point le système de pompage et le pilotage informatique’, explique Antoine Motte, ancien ingénieur travaux dans le bâtiment qui a eu l’idée d’appliquer les compétences de sa première entreprise, Machines 3 D au monde de la construction. Le projet a nécessité les compétences de 10 personnes travaillant à plein temps pendant deux ans.

La machine est commercialisée à 495 000 euros HT mais permet de faire des murs originaux, bien loin des standards des murs droits en parpaing. C’est justement là-dessus que mise Constructions 3D pour faire la différence : faire sortir de terre des ouvrages d’une esthétique particulière qui n’étaient pas réalisables par les techniques traditionnelles de construction jusqu’ici.

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