Transmission : ne pas négliger le capital humain

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ATELIER DE LA TRANSMISSION

Le capital humain, par définition immatériel, est souvent négligé dans les transactions de transmission d’entreprises, alors qu’il est un élément clef d’une reprise réussie. Fabrice Filleur, consultant et coach professionnel au sein du cabinet Allasso Conseil, livre les bonnes questions à se poser, du côté du vendeur comme du côté du cédant/repreneur.

Quand un dirigeant s’engage dans un processus de cession, il s’apprête finalement à réaliser la « plus grosse vente » depuis la création de son entreprise !

« C’est pourquoi je demande la raison de la cession : le cédant doit commencer par mettre des mots sur le pourquoi et envisager quel sera son projet de vie après la vente », explique Fabrice Filleur.

fabrice filleur

L’objectif de mettre pour un temps les chiffres de côté permet au chef d’entreprise de bien prendre conscience de ce qu’il vend.

« Souvent, ils vont répondre spontanément que c’est un fonds de commerce alors que si l’on creuse, on va mesurer toute la dimension affective et émotionnelle : une entreprise qu’on a construite n’a pas la même valeur pour le cédant que pour le repreneur qui s’intéresse aux chiffres et au bilan ».

Pour bien réussir sa transmission, les ressources humaines de l’entreprise doivent également être impliquées dans le processus de cession.

« Le repreneur va voir dans les salariés un passif social alors que c’est le principal actif de l’entreprise : lorsqu’un chef d’entreprise a monté une équipe (des équipes) pour la fédérer autour d’un projet d’entreprise, cet ensemble revêt une valeur inestimable ». Car si les salariés sont dévoués au chef d’entreprise cédant en lieu et place du projet d’entreprise, c’est toute une équipe que le repreneur (cédant) va devoir reconstruire…

C’est pourquoi Fabrice Filleur souhaite que l’on annonce le projet de changement de direction le plus tôt possible aux salariés d’une entreprise cédée.

« Souvent la loi Hamon (NDLR : la loi sur l’économie sociale et solidaire qui instaure l’obligation d’informer les salariés pour toute cession d’une entreprise de moins de 250 salariés) est signée en catimini quand quasiment tout est bouclé… Alors qu’il faut au contraire, prôner l’ouverture et la transparence bien en amont des opérations ».

« Je travaille beaucoup avec des repreneurs qui se retrouvent en difficulté car les équipes n’étaient pas prêtes », constate Fabrice Filleur. Le facteur humain est donc l’un des principaux facteurs d’échec d’une transmission-reprise. « C’est pourquoi la solution la plus simple et la plus évidente, c’est d’encourager le repreneur à faire ce travail en amont : c’est aussi un facteur important pour négocier le prix ! ».

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