Transmission d’entreprise : les 10 idées reçues

Transmission d'entreprises

En région Hauts-de-France, plus de 30 600 établissements seraient concernés par un projet de transmission d’ici 5 ans. Autant dire que l’accompagnement des chefs d’entreprise engagés dans un projet de cession est un enjeu essentiel ! Il y va de la pérennité de l’entreprise, et donc de ses emplois.

La transmission d’entreprise est un sujet – toujours sensible pour le dirigeant, parfois même tabou – autour duquel gravitent beaucoup d’idées reçues. Passage en revue de celles qui ont la vie dure…

1 : « La transmission d’entreprise, c’est un sujet dont on doit se préoccuper après 60 ans »

NON – Il vaut mieux y penser et préparer la transmission plusieurs années avant la cession ! Plus le processus est anticipé, plus l’entreprise est préparée à la transmission pour optimiser sa valorisation. Céder son entreprise est un processus de long terme qui ne se résume pas à transmettre son capital, mais permet aussi de réfléchir à ses projets.

2 : « Dans le cadre d’une transmission familiale, la fiscalité est confiscatoire »

CE N’EST PAS LE CAS ! – Avec le pacte Dutreil, qui concerne également les petites entreprises, le régime fiscal applicable aux transmissions intrafamiliales est devenu favorable lorsqu’elles sont bien préparées.

 

3 : « Le coût fiscal de la cession est élevé »

FAUX – Si la cession est bien préparée, différents dispositifs peuvent alléger la fiscalité.

4 : « L’évaluation d’une entreprise est une affaire purement comptable »

NON – L’évaluation d’une entreprise prend également en compte son potentiel et son capital immatériel, notamment humain, qui dans certaines PME représente plus de 60% de la valeur.

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5 : « Prendre conseil auprès de professionnels n’est pas nécessaire »

FAUX ! – La cession d’une entreprise est une opération chronophage et complexe faisant appel à différentes techniques qu’il est difficile de maîtriser dans son ensemble. C’est pourquoi il est important de se faire accompagner par une équipe composée de différents professionnels qui sauront trouver ensemble le montage le plus approprié à la situation du cédant et lui permettre de continuer à gérer sereinement l’entreprise et préserver sa valeur.

6 : « Reprendre une entreprise c’est plus risqué que d’en créer une »

NON Reprendre une entreprise permet de ne pas partir de zéro et de développer l’activité plus rapidement. Par ailleurs, la reprise peut permettre au repreneur de se verser une rémunération plus rapidement qu’en cas de création. A moyen terme, le taux de pérennité des entreprises est plus élevé en cas de reprise qu’en cas de création.

7 : « Les cédants ne cherchent qu’à obtenir le maximum de la revente »

FAUX ! – L’avenir de l’entreprise et la pérennité de l’activité sont de loin le premier critère déterminant pour les chefs d’entreprises (à 85%). Le prix de cession et la perspective d’un gain financier sont secondaires (15%). Source : sondage Elabe »les dirigeants et la transmission-cession d’entreprise », nov 2015

8 : « Une reprise nécessite dans tous les cas un apport financier personnel de plusieurs centaines de milliers d’euros »

EH NON ! – Pour surmonter l’obstacle financier à la reprise, en cas de faible apport personnel, plusieurs solutions sont accessibles : prêt d’honneur, emprunt bancaire, earn-out, crédit-vendeur, fonds d’investissement, LMBO, …

9 : « Une majorité de cessions sont motivées par la mauvaise santé des entreprises »

BIEN AU CONTRAIRE – La plupart des cessions sont liées à un souhait de changement d’activité du dirigeant, à un projet de renforcement des investissements, à un désir de capitaliser son patrimoine, de pérenniser la réussite d’une entreprise familiale, de préparer un départ à la retraite, etc.

10 : « Enrichir ses compétences avant la reprise est une perte de temps et d’argent »

SURTOUT PAS ! – Les propositions d’accompagnement et de formation améliorent les chances de réussite du projet et rassurent les financeurs et le cédant. Cela aide le repreneur à appréhender plus sereinement les différentes étapes de la reprise et à mieux la préparer. C’est par ailleurs un bon moyen d’échanger avec d’autres repreneurs potentiels et de se constituer un réseau.

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