Les spécialisations sectorielles des Hauts-de-France : quelles évolutions depuis la crise économique de 2008 ?

Nos conseillers sont là pour vous en dire plus
Ksenija Banovac

Hauts-de-France

03.20.63.79.73

Que nous dit l’indice de concentration de Gini ?

Il y a dix secteurs pour lesquels l’indice de concentration est élevé (supérieur à 0,6) dont la R&D, la construction navale, aéronautique et ferroviaire, l’industrie automobile, la pharmacie, parfumerie et entretien, le conseil et assistance et l’habillement-cuir.

Parmi ces secteurs les plus concentrés à l’échelle géographique, on retrouve le conseil et assistance qui affiche une forte présence dans les métropoles de la région.

A l’inverse, les secteurs les moins concentrés à l’échelle géographique sont les activités dites de la sphère résidentielle, à savoir celles qui sont en lien direct avec le consommateur : le commerce et la réparation automobile, le commerce de détail, la construction, ou encore la santé et action sociale. Côté industrie, on retrouve les industries des équipements mécaniques et les industries agro-alimentaires qui sont présentes partout dans la région.

1. Conseil et assistance : 90 600 emplois concentrés sur Lille, Roubaix-Tourcoing, Amiens et Valenciennes
2. Industrie automobile : 27 600 emplois concentrés sur Valenciennes, Douai, Béthune-Bruay et Maubeuge
3. Industrie textile, habillement et cuir : 12 500 emplois concentrés sur Roubaix-Tourcoing, Cambrai, Lille et Roissy
4. Pharmacie, parfumerie et entretien : 11 350 emplois concentrés sur Compiègne, Amiens, Roubaix-Tourcoing et Lille
5. Construction navale, aéronautique et ferroviaire : 6 800 emplois concentrés sur Valenciennes, Amiens et Saint-Quentin
6. Recherche et développement : 4 600 emplois concentrés sur Lille, Roissy, Compiègne et Amiens

Que nous dit l’indice de spécialisation de Gini ?

Malgré la forte désindustrialisation qui a affecté la région depuis les années 1970, certains territoires affichent encore des spécialisations dans des secteurs industriels traditionnels, à l’instar de la métallurgie dans la zone d’emploi de la Vallée de la Bresle (24,3% de l’emploi total de la zone d’emploi) ou de l’industrie des produits minéraux (verrerie) dans la zone d’emploi de Saint-Omer (18,4% de l’emploi total de la zone d’emploi).

En revanche, d’autres territoires, anciens bastions industriels du Nord-Pas de Calais, ont déjà réalisé leur mue économique et affichent aujourd’hui une spécialisation dans les services opérationnels qui représentent le 1er secteur employeur de Douai (16,6% de l’emploi), de Lens-Hénin (17,1%) et de Calais (20,1% du total).

Les deux derniers territoires affichant une spécialisation élevée de leur tissu économique sont les zones d’emploi de Berck-Montreuil et de Tergnier où le secteur de la santé et de l’action sociale représente respectivement 24,3% et 13,7% de l’emploi total.

L’évolution de l’indice de spécialisation montre que la majorité des zones d’emplois ont eu tendance à se spécialiser depuis 2008 à l’exception de Péronne, de la Vallée de la Bresle et de Saint-Omer.

carte
Pour aller plus loin :
Group 22iconlinkedin-logo (3)GroupGroup 17noun_518918twitter-logo-on-black-background (2)Shapeyoutube-play-button