Sécurité financière : ce qu’il faut faire, ce qu’il faut éviter, comment éviter les fraudes ?

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Guillaume Fournier

Grand Lille

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escroqueries virements 30/01/2018

Halte aux fraudeurs ! La Fédération bancaire française et Lille place financière organisent une conférence sur la sécurité financière des virements le 30 janvier prochain.

Opération par nature irrévocable, le virement doit être encadré par des procédures très précises au sein de l’entreprise. Les escrocs récupèrent en effet des informations et tentent de gruger le dirigeant, le comptable, le responsable financier ou toute personne amenée à effectuer des paiements et les inciter à engager ce paiement hors de France et d’Europe.

La technique est vieille comme le monde : se faire passer pour quelqu’un qu’il connaît pour mieux manipuler son interlocuteur et l’amener à ordonner un virement, faire modifier les données bancaires, détourner des mails voire même obtenir un mot de passe pour prendre contrôle à distance des serveurs d’une entreprise…

Cela paraît improbable mais ces actes malveillants sont de plus en plus fréquents. Plusieurs centaines de procédures sont en cours. Juste pour donner un chiffre : en 2014, on estimait à 250 millions d’euros les sommes ayant quitté les caisses des entreprises françaises vers des structures criminelles. Reste à savoir se défendre.

Alertes et bon sens

Les délégations de signature doivent être très encadrées et contrôlées. Le chef d’entreprise doit absolument bâtir une organisation très précise autour des montants, des plafonds, du nombre de virements que peut exécuter un individu dans un laps de temps donné. Pour cela, il faut savoir qui peut faire quoi, quand, quels outils ?

L’entreprise peut aussi s’appuyer sur les bonnes vieilles procédures papier pour prévenir les fraudes. Sauf que les escrocs sont rarement prisonniers de mêmes modes opératoires, ils changent constamment de méthodes, comme toute criminalité organisée.

La meilleure des parades, c’est donc le bon sens. Jamais un dirigeant n’appelle un directeur de filiale pour un virement en Chine afin de déjouer un contrôle fiscal par exemple. L’entreprise doit donc sensibiliser l’ensemble des collaborateurs afin de se prémunir d’attaques qui peuvent être imminentes, à venir ou constantes. Tout comme elle le ferait plus naturellement pour des intrusions physiques. Le dirigeant doit diffuser régulièrement des notes d’alerte.  Les maître-mots sont méfiance et précaution.

« En 2014, on estimait à 250 millions d’euros les sommes ayant quitté les caisses des entreprises françaises »

Si malgré toutes ces précautions, le virement frauduleux a quand même été effectué, il reste encore une chance à condition de réagir le plus vite possible et contacter sa banque aussitôt. Les banques ont en effet la possibilité de rappeler les fonds pendant quelques heures, une fois le virement envoyé dans le système. C’est d’ailleurs pour contourner l’astuce que les fraudeurs choisissent souvent la fin de semaine – jeudi ou vendredi. L’entreprise doit en outre porter plainte car devant l’ampleur des dégâts (près de 60% des entreprises touchées l’année dernière), de plus en plus de services sont mobilisés sur la question.

Pour aller plus loin :
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