Comment les robots vont-ils changer l’entreprise demain ?

Nos conseillers sont là pour vous en dire plus
Faggioni Sandra Ph.PGA CCINdF - IMG_7322
Sandra FAGGIONI Chargée de développement réseaux et événements

Grand Hainaut

03 27 51 33 11 06 07 72 17 34

Rencontre avec Bruno Bonnell, expert en robotique, lors du Synapse Grand Hainaut le 30 novembre à Valenciennes

bruno-bonnel1

Bruno Bonnell, grand expert de la robotique, fondateur de Robopolis, récemment racheté par l’américain I-Robot est à l’origine du 1er salon mondial de robotique InnoRobo (il avait créé avant Infogrames et Atari). Pour lui, la relation homme-robot ouvrira de nouvelles opportunités de travail, dont la valeur dépassera le simple rapport performance-prix. 

Bruno Bonnell estime que l’homme restera encore bien longtemps supérieur aux machines. « Si l’on se compare aux machines dans des domaines comme la puissance de calcul, la rapidité, le stockage… Dans lesquels l’intelligence artificielle nous dépasse déjà », expliquait-il au journal Le Figaro. « Ouvrons les yeux, en matière d’imagination, d’intuition, dans tout ce qui n’est pas logique, nous serons encore très longtemps supérieurs aux machines. Nous avons trop tendance à raisonner en domination et pas suffisamment en partage. »

© SoftBank Robotics

Un expert mondial en robotique

Ce multi-entrepreneur, chef de projet robotique auprès du ministère de l’économie, des finances et du numérique et aussi député à Villeurbanne, partagera sa vision à 5 ans.

Synapse Grand Hainaut mettra en lumière une vision macroéconomique de l’industrie de la Robotique d’ici à 5 ans, son rôle dans la compétitivité de nos entreprises et l’importance d’anticiper ce virage économique dès aujourd’hui.

Un forum des clubs Grand Hainaut pour réseauter

#Synapse Grand Hainaut est l’événement réseau de l’année sur le Grand Hainaut. 40 clubs d’entreprises du Grand Hainaut seront rassemblés autour de 4 univers : thématiques, sectoriels, géographiques et business du Grand Hainaut ; du développement commercial à la gestion d’entreprise, en passant par la logistique, l’agroalimentaire, le numérique, les associations de ZA, … Plus de 300 entreprises sont attendues. Les participants découvriront et profiteront des clubs d’entreprises présents, pour échanger de façon conviviale, et pourquoi pas créer des opportunités de développement d’affaires.

L’intelligence artificielle réduit l’erreur humaine

Krista Jones, directrice générale de MaRS, un hub rassemblant des centaines d’entreprises et de laboratoires de recherche, s’est donnée pour mission de rassurer et d’accompagner sur les enjeux telle que l’intelligence artificielle. Pour elle, « l’intelligence artificielle va nous permettre des progrès extraordinaires, ne serait-ce que dans le domaine de la santé. Avec l’intelligence artificielle, on réduit l’erreur humaine : pour un cancer, c’est 96% de chance détecter la maladie à temps« , avait-elle expliqué au World Forum organisé à Lille en octobre dernier.

Les questions auxquelles le Synapse tentera de répondre

  • Comment les robots vont-ils changer l’entreprise demain ?
  • Quelles mutations et transformations d’usage vont-ils engendrer dans l’entreprise ?
  • Comment l’Homme et le Robot collaboreront-ils ?
  • Comment l’entreprise peut développer de la compétitivité avec les robots ?
  • Comment la robotique impacte les secteurs d’activités (logistique, médical, agroalimentaire, mobilité, automobile, etc.)

Les robots facilitent le travail

« Qui a déjà trouvé excitant de lire des documents et de les analyser ? », questionnait  Vijaykant Nadadur, cofondeur et directeur général de STRIDE, lors du World Forum, le forum de l’économie responsable organisé à Lille en octobre dernier. En Inde, ce chef d’entreprise développe justement un projet basé sur l’intelligence artificielle, permettant de remplacer les tâches lourdes, répétitives et ennuyeuses. Prenons l’exemple d’une banque qui devait analyser un dossier de crédit : « Auparavant, cela lui prenait cinq heures avec un taux de réussite de 80%. Avec l’intelligence artificielle, le dossier est traité en cinq minutes avec un taux d’échec de 5% ».

La France à la traîne

« Malgré son haut niveau de productivité horaire et la persistance de freins fiscaux et réglementaires à l’embauche, l’industrie française se caractérise plutôt, si on la compare à celle des grands pays développés, par un faible recours aux robots », rapportait Hugues Poissonnier, professeur d’économie et de management, directeur de la recherche de l’école de management de Grenoble. Il rapportait une récente étude de l’IFR (la Fédération internationale de robotique), on pouvait dénombrer 127 robots pour 10 000 salariés dans le secteur manufacturier en France en 2015 : la France se plaçait donc au 14E rang mondial, loin derrière les leaders européens (Suède, Danemark, Allemagne), eux-mêmes loin des chiffres observables dans les pays développés asiatiques (Corée du Sud, Singapour, Japon).

40% des jobs automatisés ?

Michael Priddis est PDG de Faethm, une plateforme d’analyse, considère lui que la « nature même du travail est en train de changer », citant l’exemple du camion autonome développé aux Etats-Unis ou encore des drones taxis de Dubaï. « On estime que 40% des jobs en France seront automatisés dans le futur ». Cette robolution va avoir un impact important sur le secteur des services et de la santé. Par exemple, les centres d’appels seront automatisés : aujourd’hui, il existe déjà une employée digitale surnommée Amelia.

Etudes contradictoires 

Une étude d’Oxford Martin School concluait en 2013 que 47 % des emplois américains étaient menacés par l’automatisation. Plus récemment, une étude de l’OCDE avançait le chiffre de 9 %. Si certains métiers vont disparaître, c’est pour mieux en engendrer de nouveaux. Car le robot ne remplacera pas ces professions qui nécessitent des qualités humaines comme la créativité, l’émotion ou la compassion.

Robots en croissance

Entre 2018 et 2020, le taux de croissance des ventes de robots industriels devrait croître de 15 à 20 % par an selon l’IFR. Notamment dans le secteur de la chimie-plasturgie, où le taux de robotisation est deux fois moins élevé en France qu’en Allemagne. Etonnant quand on connaît le coup de la main d’œuvre… Reste que les robots génèrent des coûts fixes élevés, ce qui explique leur présence principalement dans les grandes entreprises quand elles ne cherchent pas à produire à meilleur marché à l’étranger. Même les pays à bas coût de main d’œuvre investissent massivement dans la robotisation. Au cours des sept dernières années aux Etats-Unis, 260 600 emplois ont été créés dans le secteur de l’industrie automobile, alors même que le recours aux robots s’y intensifiait.

Group 22iconlinkedin-logo (3)GroupGroup 17noun_518918twitter-logo-on-black-background (2)Shapeyoutube-play-button