Quelles solutions pour les embouteillages à Lille ?

Nos conseillers sont là pour vous en dire plus
Houda ADALBERON-MAJDOUB Aménagement du territoire et mobilité

Grand Lille

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‘Ce problème de mobilité dans la métropole lilloise doit aujourd’hui être considérée comme une urgence : elle ne pourra être réglée que si tous les acteurs en prennent conscience‘, a commenté Philippe Hourdain, président de la CCI Hauts-de-France.

Il va nous falloir provoquer un électrochoc, en organisant une sorte de Grenelle de la mobilité en mettant autour de la table la Métropole européenne de Lille, la préfecture, le conseil régionale et bien sûr la CCI afin de prendre des initiatives tous ensemble‘.

Ce qui a déjà été mis en place

Obligatoire pour les entreprises de plus de 100 salariés : le Plan mobilité

La loi de Transition Energétique pour la Croissance Verte (TECV) instaure que « dans le périmètre d’un plan de déplacements urbains (PDU), toute entreprise regroupant au moins 100 travailleurs sur un même site doit élaborer un plan de mobilité pour améliorer la mobilité de son personnel « . Ce plan s’applique donc à toutes les agglomérations de plus de 100 000 habitants, à savoir Lille Métropole, les agglomérations de Douai, Valenciennes, Dunkerque et Maubeuge dans le Nord et le Pas-de-Calais mais aussi Amiens Métropole, Beauvais et Creil.

Ce plan de mobilité doit être communiqué à l’Autorité Organisatrice de la Mobilité Durable, par exemple pour la Métropole européenne de Lille, à partir du 1er janvier 2018. La CCI met à disposition une boîte à outils pour la mise en place de ce plan de déplacement.

Si vous êtes soumis à la loi Plan de protection de l’Atmosphère (entreprise de plus de de 250 salariés sur une zone d’activité ou une entreprise de plus de 500 salariés hors zone d’activité), vous devez déclarer votre référent mobilité et déposer votre plan de déplacement entreprise à la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL).

Restrictions de circulation si pollution

Fin février, la région Hauts-de-France a d’ailleurs connu un épisode de pollution atmosphérique aux particules fines. Pour la première fois, la réduction de 20 km/h de la vitesse maximale autorisée sur les axes routiers et autoroutiers, a été rendue obligatoire, avec des contrôles radar à la clef.
Cette année, la préfecture devrait mettre en place pour la première fois des mesures de circulation différenciée. ‘Cette mesure concerne 12 communes de l’agglomération lilloise et prévoit que seuls les véhicules munis d’une vignettes Crit’Air catégorie 0, 1, 2 ou 3 sont autorisés à circuler pendant la durée de la restriction‘, indique la préfecture. En complément, une dérogation est accordée pour le co-voiturage (véhicules occupés par 2 personnes ou plus, chauffeur compris).

Faudra-t-il payer pour entrer dans Lille ?

Non, il n’est pas prévu à l’heure actuelle de mettre en place un péage pour entrer dans la métropole lilloise.

Attention aux démarchages qui prétendent le contraire !

 

Les feux pour fluidifier le trafic

La Direction interdépartementale des routes a déployé, sur l’A25, des mesures de régulation innovantes visant à retarder la congestion :

  • régulation par feux de l’accès aux autoroutes et régulation dynamique de la vitesse
  • mesures qui vont être progressivement étendues à d’autres axes autoroutiers là où elles sont pertinentes (A1 et A22 notamment).

Tous les automobilistes sont également informés en temps réel et en continu.

Ce qui devrait arriver bientôt

Recevoir de l’argent pour laisser sa voiture au garage

La métropole européenne de Lille (MEL) souhaite mettre en place un ‘écobonus mobilité’, un projet innovant et unique en France qui consiste à ‘réduire le trafic durant les heures de pointe en rétribuant des automobilistes volontaires et identifiés comme empruntant quotidiennement des axes surchargés aux heures de pointe, pour qu’ils optent pour d’autres solutions : télétravail, transports en commun ou horaires décalés’.

La MEL étudie encore la mise en œuvre (paiement en cash, réduction plus importante sur un titre de transport en commun, ordre des axes ciblés, etc.).

Les résultats attendus ? Un recul d’environ 6 % de trafic en moins sur les axes les plus fréquentés soit 2 500 trajets évités chaque jour. Environ 6000 participants seront recrutés lors de chaque phase d’expérimentation.

Ce dispositif a fait ses preuves aux Pays-Bas, et notamment à Rotterdam.

« L’écobonus mobilité est un des projets phares de la métropole en matière de politique de mobilité mais également de développement durable et de santé publique », a souligné Damien Castelain, président de la Métropole Européenne de Lille. Les normes de polluants dans l’air étant régulièrement dépassés, les études montrent que nous perdrions 11 à 16 mois d’espérance de vie dans les Hauts-de-France.

Bientôt des zones de circulation restreinte ?

La Métropole européenne de Lille étudie aussi la mise en place d’ici 2020 d’une zone de circulation restreinte, dispositif déjà en vigueur à Paris et dans plusieurs villes européennes, visant à restreindre de façon permanente l’accès de secteurs délimités à certaines catégories de véhicules les plus polluants. Par exemple, il pourrait y avoir une interdiction de circuler pour les poids lourds des catégories 4 à 6, les véhicules utilitaires légers et tous les véhicules particuliers des catégories 6, les deux roues de catégories 5 à 6. Une réflexion du même genre est également en cours au sein des Communautés urbaines d’Arras et de Dunkerque.

Pour aller plus loin :
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