Comment rebondir après un échec ?

``Condamner l’échec,
c’est condamner le rebond.
Condamner le rebond,
c’est mettre l’expérience
à la benne``.

« Il faut avoir échoué 7 fois aux Etats-Unis avant de réussir. Condamner l’échec, c’est condamner le rebond. Condamner le rebond, c’est mettre l’expérience à la benne. Celui qui ne s’est pas planté ne peut pas pousser », commentait un jeune entrepreneur lors d’une table ronde sur l’entrepreneuriat.

« J’ai échoué, j’ai appris, j’ai progressé, j’en sais plus, je suis meilleur. Je mesure mieux mes faiblesses et mes forces. Les dirigeants ayant la plus forte croissance aux USA ont en moyenne créé à 45 ans », poursuit-il.

Et si l’échec arrêtait d’être tabou en France ?

``L’échec devrait être considéré
comme un diplôme,
un apprentissage,
une expérience``.
xavier charlet association rebondir

Xavier Charlet, investi dans l’association Second Souffle qui permet de rebondir après un échec entrepreneurial sait de quoi il parle : c’est lui qui a mis au point le business model de l’entreprise Oxybul, où le jeu n’est plus seulement un cadeau mais un outil d’apprentissage tout au long de l’année.
« J’avais quitté le salariat pour créer cette affaire, j’ai ouvert un premier magasin à Faches-Thumesnil. L’ouverture du 2e magasin en région parisienne m’a été fatal : j’ai été obligé de revendre le concept à Okaïdi ».

« Quand je vois des personnes arriver complètement désemparées lors des rencontres, je me dis qu’en France, il y a encore un énorme travail à faire face à l’échec d’une entreprise : les personnes ne sont pas tendres avec les chefs d’entreprise qui échouent alors qu’il faudrait les féliciter d’avoir osé », souligne Xavier Charlet, qui a depuis, recréé deux autres entreprises. Il conseille aux créateurs de mettre toujours dans un coin de leur tête « qu’il faut se préparer à rencontrer des difficultés ».

Car souvent l’accident arrive sans crier gare : « J’ai dû arrêter brutalement une activité que j’avais créée quelques années plus tôt », confie un entrepreneur de façon anonyme. « J’ai été rapidement pris en main par la responsable de l’antenne Nord, Christine Lecomte. Elle m’a fait rencontrer d’autres entrepreneurs et m’a conseillé sur les démarches à entreprendre pour « passer le cap ». Son écoute, sa bienveillance et son empathie m’ont vraiment aidé à me sentir moins seul au pire moment ».

Des coachs sont en effet là pour orienter des entrepreneurs en difficulté : chacun avec leurs spécialités, ils accompagnent sur l’estime de soi, la refonte du CV, la réorientation du CV, etc. Ce qui a permis au jeune homme de se lancer dans un nouveau challenge professionnel. La page de l’échec est définitivement tournée.

« Chaque entrepreneur est différent dans sa phase de deuil mais l’important », conseille Xavier Charlet, « c’est d’avoir du soutien et d’être bien entouré ».

L’association Second souffle organise pour la 3ème année « 24h pour rebondir » avec, pour objectif de faciliter le passage à l’acte pour réduire le délai de rebond. Envie d’y participer ?

24h pour rebondir Lille 28 juin
Pour aller plus loin :
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