Quelle place pour les femmes en entreprise dans les Hauts-de-France ? 1/2

La parité hommes/femmes chez les cadres et dirigeants d’entreprise reste un enjeu crucial pour les TPE et PME régionales, concernant non seulement leur responsabilité sociétale mais également leurs performances.

Au-delà des constats qui se reproduisent d’année en année, il existe des solutions.

N’en déplaise aux hommes mais quand les femmes sont mieux représentées dans les instances dirigeantes des entreprises du CAC 40, les performances affichent de bien meilleurs résultats. Ce constat a été confirmé par l’Observatoire SKEMA de la féminisation des entreprises.

La diversité contribue donc à la performance des entreprises, quelles que soient leurs tailles.  Recruter des femmes permet non seulement d’élargir son spectre de candidats mais aussi de mieux comprendre les besoins de la moitié de la société. Dans les Hauts-de-France, elles représentent plus de la moitié de la population régionale soit 51,5% en 2017, selon l’INSEE.

Au-delà des questions de diversité de point de vue et de modèles, la promotion de femmes managers peut être agréablement perçue par les parties prenantes, qu’ils soient clients, actionnaires ou pouvoirs publics tout en motivant l’ensemble des femmes aspirant à une évolution professionnelle.

En Hauts-de-France, les femmes obtiennent généralement de meilleurs résultats au baccalauréat et possèdent souvent plus de diplômes de l’enseignement supérieur que les hommes. Que se passe-t-il ensuite ? pourquoi sont-elles si peu nombreuses à accéder aux postes à responsabilité ? Selon les chiffres de la CCI Hauts-de-France, avec une moyenne d’âge de 48 ans, elles emploient en moyenne, 2,8 personnes. Elles officient majoritairement dans les secteurs du commerce de détail (44%), des services aux entreprises (13%), des hôtels et restaurants (12,7%), de l’industrie (16%).

Les femmes sont-elles mieux armées pour réussir sur le marché du travail ? Les chiffres montrent le contraire, avec un taux d’emploi de 71%, soit 10 points de moins que celui des hommes. Leur taux de chômage est aussi légèrement plus élevé, selon l’INSEE. Sur 241 833 établissements actifs en Hauts-de-France, on ne compte que 66 655 femmes dirigeantes.

Pourquoi tant d’écarts ? C’est ce que les sociologues appellent le « plafond de verre », une espèce de barrière invisible qui empêche les femmes d’accéder à des postes à responsabilité. Le premier écueil est évidemment la maternité : les Nordistes deviennent souvent mères avant 30 ans et sont à 83% à la tête d’une famille monoparentale en cas de séparation.

Côté compétences, contrairement aux hommes, elles ne revendiquent leurs talents que si elles savent qu’elles peuvent réussir. Elles sont aussi moins nombreuses à négocier âprement leurs salaires (elles perçoivent en moyenne dans les Hauts-de-France, un salaire moins élevé que leurs homologues masculins (12,3 euros contre 14,40 euros toujours selon l’INSEE)) ou du financement pour leur entreprise (25% en dessous, là où les hommes sont 25% au-dessus).

La situation n’est pas uniquement une conséquence des normes, des stéréotypes et des préjugés. C’est pourquoi les entreprises, même les TPE et les PME, ont une responsabilité. Certaines valorisent par exemple prioritairement la disponibilité, là où les femmes doivent composer avec les contraintes d’enfants et de tâches ménagères : réunions tardives, pression horaire, survalorisation du présentéisme et des missions à l’étranger, etc. restent peu compatibles avec une vie de famille.

La solution doit aussi venir des femmes elles-mêmes, de leur capacité à se projeter dans des postes à responsabilité ou à croire en leur capacité à créer une entreprise.  ‘Hésiter pourquoi pas, on peut prendre le temps de la décision, mais il ne faut pas rester sidérées, il ne faut pas rester bloquées. Hésitez, mais prenez une décision et avancez’, conseille Hindati Simpara, Directrice régionale aux droits des femmes et à l’égalité de la Préfecture de région Hauts-de-France.

Les changements reposeront évidemment sur le leadership et la volonté des femmes de se faire une place. La femme la plus difficile à nommer à un poste à responsabilité, c’est celle qui ne candidate pas.

TEMOIGNAGES INSPIRANTS

Elles ont toutes des histoires à raconter, des expériences et des valeurs à partager, des conseils à donner. Elles s’expriment sur ce qui les anime, sur ce qui les fait avancer chaque jour. Elles font partie de celles qui ont tout pour faire bouger les Hauts-de-France.

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