Quelle place pour l’Intelligence Artificielle (lA) dans les Hauts-de-France ?

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Quelle place pour l’Intelligence Artificielle (lA) dans les Hauts-de-France ?

L’Agence nationale de la Recherche a écarté la candidature des Hauts-de-France pour accueillir un Institut Interdisciplinaire en Intelligence Artificielle (3IA).

Néanmoins, la région possède un vrai savoir-faire en intelligence artificielle (IA), et ce depuis des années.

‘Malgré notre candidature solide, notre projet baptisé humAIn autour de l’explicabilité de l’Intelligence Artificielle, n’a finalement pas été retenu : c’est dommage parce que cela aurait pu apporter des moyens, notamment financiers… Mais cette mauvaise nouvelle ne nous empêchera de continuer à travailler sur l’intelligence artificielle en région’, rappelle Philippe Preux, professeur des universités à l’Université de Lille et membre du comité scientifique pour le montage de l’Institut IA.

Pour lui, le travail autour de cette candidature a eu un intérêt : mettre différents acteurs autour de la table. ‘Nous nous connaissions tous mais nous n’avions pas pris cette habitude de travailler ensemble : nous avons du coup bien identifié les problématiques que nous pourrions traiter ensemble parce que nous ne pouvons pas les étudier séparément. Chacun apporte son expertise sur son sujet et l’intérêt et l’originalité de ce que nous proposons est justement de travailler à l’interface entre les deux sujets.’

Autour de cette proposition d’Institut Interdisciplinaire en Intelligence Artificielle, outre les acteurs de la recherche comme le CNRS, le Centre de recherche Inria Lille Nord Europe, l’Université d’Artois, et l’Université de Lille se sont également fédérés de nombreux acteurs économiques tels que des enseignes de la distribution, des entreprises du secteur santé, des entreprises du numérique regroupées. Comme par exemple  :

– Entreprises et Cités, le campus patronal s’est engagé à s’associer aux programmes de coopération public/privé
EuraTechnologies apportera lui le soutien à l’émergence de talents, le sourcing et l’accompagnement de start-ups dans le secteur de l’IA et la construction d’un écosystème solide capable de se projeter sur ces enjeux (Labs, grands groupes, investisseurs…)
OVH propose son savoir-faire en conception d’architectures cloud afin de fournir des infrastructures optimisées pour le traitement de l’information liée au domaine de l’intelligence artificielle.

Qui travaille sur l’Intelligence Artificielle en région ?

Au delà du périmètre de la réponse à l’appel d’institut, la région possède des services unités de recherche à la pointe en matière d’intelligence artificielle numérique et symbolique, à savoir :

– Le Centre de Recherche en Informatique de Lens CRIL (CNRS / université d’Artois)
– Le Centre de Recherche en Informatique, Signal et Automatique de Lille CRIStAL (CNRS / École centrale de Lille / Université de Lille)
– le Centre inria Lille en partenariat avec les laboratoires CRIStAL et Painlevé au travers de leurs équipes-projets communes
– Le laboratoire Paul Painlevé (CNRS / université de Lille)
– Le Laboratoire Modélisation, Information et Systèmes de l’Université de Picardie Jules Verne
– Le Laboratoire Amiénois de Mathématique Fondamentale et Appliquée (CNRS / université de Picardie Jules Verne)

Cette liste est à compléter avec le LISIC (ULCO), le LAMIH (Valenciennes), l’Heudiasyc (UTC), l’IMT-Lille Douai.

CRIStAL

CRIStAL est par exemple l’un des plus gros laboratoires de recherche autour des sciences du numérique au Nord de Paris, et possède des équipes spécialisées en IA : il compte environ 200 permanents et 200 thésards’, explique Philippe Mathieu, professeur de l’université de Lille, à la tête de la SMAC Team, l’une des équipes de CRIStAL spécialisées en intelligence artificielle.

 

L’IEMN de Lille ou le CRIL de Lens en sont deux autres.

‘Lens et Lille ont des complémentarités intéressantes autour de l’intelligence artificielle. Le CRIL se aborde l’intelligence artificielle sous l’angle de la connaissance : comment exprimer dans un ordinateur des connaissances, comment les manipuler, comment réaliser des raisonnements à partir de ces connaissances, afin de produire de nouvelles connaissances, de résoudre des tâches, etc. et pas seulement en se basant sur une corrélation entre des évènements. Tandis que Lille apporte une approche plus statistique, qui permet d’utiliser de gros volumes de données, qui elles-mêmes ouvrent la voie à des méthodes d’apprentissage’, résume Philippe Preux.

Ces  recherches peuvent trouver des applications dans des domaines de la médecine, notamment avec des médecins du CHR de Lille très intéressés par l’intégration de méthodes modernes d’intelligence artificielle pour le suivi médical, par exemple.

Le prix de la meilleure thèse de l’Association française pour l’intelligence artificielle – AFIA – est décroché quasiment une année sur deux par un chercheur de la région. Plusieurs chercheurs de nos universités publiques régionales ont même été embauchés à des postes importants par les grands laboratoires de recherche en IA de Google ou de Facebook basés à Paris.

Pour aller plus loin :
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