Marcel Baey, spécialiste du poisson fumé dans le Boulonnais, remet le cap sur la croissance après un redressement judiciaire

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Pascal LABARRE

Littoral Hauts-de-France

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Marcel-Baey : un redressement et ça repart !

 

Menacé de disparition en 2013, Marcel-Baey, spécialiste du saumon fumé dans le Boulonnais, a réussi à redresser la barre. Aujourd’hui, l’entreprise du Portel regarde même loin devant.

 

La preuve qu’aucune situation n’est désespérée : en 2013, le couperet n’est pas passé loin pour Marcel-Baey, spécialiste du saumon fumé,  présent depuis 1948 dans le Boulonnais. Neuf millions d’euros de passif, un actionnaire islandais qui prend le large, à l’époque, aucun repreneur français ne se montre intéressé par l’entreprise de 70 salariés. La Pologne viendra à sa rescousse, via Suempol, l’un des leaders européens du saumon.

 

Des investissements chaque année

 

En 2017, tout va très bien ! L’entreprise affiche un chiffre d’affaires de 24 millions d’euros (contre 3 millions d’euros en 2013). Elle embauche même : réduits à 34 personnes au moment de la reprise, les effectifs devraient grimper à 39 salariés d’ici quelques mois. Chaque année, Marcel-Baey investit : bardage extérieur, sol, toiture du bâtiment, qui en avaient bien besoin, ont été refaits. L’an dernier, aidée par le Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP), la société s’est offert une machine pour faire des traiteurs (c’est-à-dire les tranches de saumon fumé que vous retrouvez dans vos supermarchés). Coût de l’acquisition : 270 000 euros. Actuellement, Romain Marcé, directeur général, s’occupe de refaire les groupes de froid pour les rendre plus économiques et plus écologiques. Coût : 530 000 euros. « Je cherche également des fours à basse consommation à la fois pour nos finances et le développement durable ».

 

Une CCI gain de temps

 

Cette bonne santé, Romain Marcé l’associe également en partie à la Chambre de commerce et d’industrie. Ce n’est pas anodin, car le trentenaire faisait partie de ceux qui étaient parfois sceptiques sur l’intérêt de l’organisme consulaire. « La CCI m’a aidé dans la reprise pour le calcul des besoins de trésorerie. Pour les subventions, elle m’a guidé, m’a expliqué ce qui était possible, quelle procédure suivre, comment rédiger tel ou tel courrier. Nous n’avons pas les connaissances en interne, c’est un vrai gain de temps ». Gagnant pour tout le monde. D’ailleurs, aujourd’hui, Romain Marcé sollicite encore les services de la CCI pour l’export. La preuve que décidément, tout va bien mieux chez Marcel-Baey.

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