Le Made in Hauts-de-France est-il un accélérateur de business ?

Impact d’une marque, ancrage territorial, qualité d’un produit ou d’un service, densité des réseaux de business…, les Hauts-de-France ont de nombreux atouts pour accélérer le business des nouveaux venus. Point de vue de nouveaux entrepreneurs arrivés récemment dans la région. 

 

PHILIPPE FROMANTIN newsroom

La place de Boulogne-sur-Mer est le premier port de pêche de France. ‘C’est un argument marketing très fort’, constate Philippe Fromantin, président chez JC David, entreprise de salaison spécialisée dans le haddock, le hareng et le saumon fumé sur la zone de Capécure. Ce Parisien, attiré dans la région par le savoir-faire ancestral de l’entreprise qu’il a rachetée début 2019, est aujourd’hui fier que le label régional Saveurs en Or puisse mettre aussi bien en valeur la qualité de ses produits : ‘Nous proposons en effet de la gastronomie des poissons fumés : nous sommes les derniers à fumer à l’ancienne de manière traditionnelle, nous sommes gardiens de ce savoir-faire ancestral boulonnais’, souligne Philippe Fromantin.

Agathe de Franssu, gérante d’une entreprise organisant des séminaires en Baie de Somme, croit beaucoup dans le nouveau label régional Haut et Fort, relayé notamment par la CCI Hauts-de-France et le Comité régional du tourisme.

 

Si la présence d’un label dans le secteur du textile est difficilement valorisable, la conservation de certains savoir-faire est un marqueur régional important.

‘Nous sommes la seule entreprise qui produit et fabrique du textile français’, rappelle Martin Breuvart qui a repris cette année l’entreprise de confection Lemahieu (6 millions de CA pour 117 collaborateurs) en association avec Loïc Baert. ‘Le secret est de pouvoir intégrer les différents services : nos prédécesseurs se sont justement battus pour conserver ce savoir-faire français malgré la mondialisation’. Pour lui, l’accélération du business peut remercier l’incroyable terreau d’acteurs, héritiers d’une longue tradition textile dans la région, comme le CETI, le Centre européen des textiles innovants par exemple.

martin breuvart ets lemahieu
marie lavandier directrice louvre lens

‘La présence des réseaux est en effet très frappant : dans cette région, les entrepreneurs sont très vite intégrés, avec toujours cette volonté de croiser les mondes et d’aller à l’essentiel’, note Marie Lavandier, directrice du Louvre-Lens, qui note quand même que la région se cristallise un peu trop autour de la métropole lilloise. ‘C’est un fait, Lille et sa banlieue n’irrigue pas assez le territoire’, confirme Frédéric Motte, ex-président du MEDEF Hauts-de-France.

Cybèle Rolland, directrice financière d’Exotec Solutions (120 collaborateurs), rappelle que son entreprise fabricant des robots pour le stockage en logistique et la préparation de commandes a été attirée de Paris vers la région Hauts-de-France notamment grâce à un accueil chaleureux de la Métropole européenne de Lille. ‘Le service développement économique a mis tout en œuvre pour faciliter au maximum notre arrivée, en nous mettant notamment en relation avec les bons contacts’, explique-t-elle.

Même si cela ne fait pas tout : ‘Le choix de la région a fait l’objet d’une étude comparative entre différents pôles métropolitains : la région s’est révélée être idéalement positionnée, spécialisée en logistique, avec de surcroît, la présence de grandes acteurs de la distribution’.

cybèle rolland newsroom
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