L’art du pitch : les cinq erreurs à éviter

Au cours de ses précédentes expériences professionnelles, Marine Cornavin a assisté à de nombreuses présentations, discours, conférences…

marine cornavin

Et j’étais toujours surprise quand les intervenants n’arrivaient pas à être pédagogues, à résumer leurs propos, à aller droit au but dans leur démonstration’.

Du coup, elle a créé Madame Pitch, pour aider à maîtriser l’« art du pitch » à travers des formations, du coaching, des ateliers.

Elle liste pour la newsroom les 5 erreurs à éviter absolument : avis aux candidats d’Invest in Stories, évènement présentant à de potentiels investisseurs « les meilleures histoires d’entrepreneurs »  le 11 juin prochain.

Passer trop de temps à introduire son sujet 

Trop souvent, les éléments de contexte monopolisent les deux tiers de la prise de parole : pour faire un bon pitch, il faut éviter de passer trop de temps à expliquer les tenants et les aboutissants du problème mais en arriver le plus directement possible au cœur du sujet‘, explique Marine Cornavin, alias Madame Pitch. En clair, si la solution que vous présentez arrive seulement au bout de la deuxième minute de discours, vous avez déjà perdu votre auditoire. Il faut renverser l’entonnoir pour en faire une pyramide : évoquer le problème de manière très succincte et aborder la solution dans les 30 premières secondes.

Vouloir tout dire dans un pitch 

Le pitch n’est surtout pas un résumé, c’est une mise en bouche‘, souligne Marine Cornavin. ‘Comme la 4e de couverture d’un livre ne raconte pas l’histoire : au contraire, elle dévoile l’intrigue et donne envie de lire l’histoire ‘. L’orateur doit aussi garder à l’esprit que dans 99% des cas, le pitch précède une séance de questions-réponses. Il faut donc donner envie de poser des questions afin de rendre l’auditeur proactif pour la suite de la présentation’.

Parler au futur ou au conditionnel

C’est un réflexe naturel du créateur : vouloir parler de son projet au futur, ou pire au conditionnel. ‘Du coup, ce temps de narration n’inscrit pas l’auditeur dans une réalité : nous restons dans le champ de la promesse et de l’éventualité, qui reste moins impactant‘, justifie Madame Pitch. Solution : toujours décrire sa solution en utilisant le temps présent, afin de le rendre tangible.

Ne pas soigner sa chute 

L’autre erreur à ne pas faire, c’est de terminer son pitch par un « et donc voilà » : il faut préparer sa conclusion, car elle se révèle aussi importante que l’introduction’Avec le début du pitch, on accroche son lecteur. Avec la chute, on enfonce le clou.

Se lancer en impro

L’improvisation ne s’improvise pas : pour avoir l’air d’être à l’aise, il faut avoir pris le temps d’écrire son texte mais aussi de peser chaque mot‘, poursuit Marine Cornavin. Éliminez un maximum de tournures fastidieuses, comme « il est possible que », « quand bien même », « au jour d’aujourd’hui », etc. Le pitch exige un énorme travail en amont ! ‘C’est un outil de communication au même titre qu’un flyer ou qu’un site internet : les meilleurs pitchs ont été répétés au moins une centaine de fois‘.

PORTEUR DE PROJET, VOUS SAVEZ QU’AVOIR LA BONNE IDÉE EST ESSENTIEL ET QUE BIEN SAVOIR LA PARTAGER EST CAPITAL.

‘Le pitch doit toujours partir de l’interlocuteur’

Lors de l’événement Invest’in Stories, le parterre sera composé d’investisseurs potentiels.  Il faut donc démontrer l’intérêt de mettre de l’argent dans votre projet, en expliquant les projections financières, en mettant en valeur le modèle économique hors norme, en explorant toutes les possibilités du marché, etc.

Pour aller plus loin :
Group 22iconlinkedin-logo (3)GroupGroup 17noun_518918twitter-logo-on-black-background (2)Shapeyoutube-play-button