Langues étrangères : comment aider vos collaborateurs à progresser ?

« Pendant mes études en Angleterre, on n’a cessé de me répéter qu’il fallait utiliser l’expression « il faut que » suivie du subjonctif pour exprimer un ordre. Sauf qu’une fois arrivé en France, j’ai compris que le verbe « devoir » conjugué à l’indicatif présent remplissait à peu de choses près la même fonction ! », s’amuse Paul Margetts, à la tête du Centre de Pratique de Langues Etrangères -CPLE-, filiale de la CCI Grand Lille /Formation CCI Hauts-de-France.

C’est justement parce que lui aussi a été confronté à des enseignements parfois trop scolaires que Paul Margetts mise avant tout sur un apprentissage pratique, bien loin des PDF de mots en anglais à télécharger. « La plupart des établissements proposent de faire des cours classiques d’anglais : les apprenants peuvent faire des centaines d’heures… et malheureusement, ne faire que tourner en rond ».

Identifier précisément les besoins…

Pour lui, le plus important pour faire progresser ses collaborateurs en langues étrangères, c’est d’identifier précisément les besoins, avant même de parler d’un volume horaire. «C’est notre métier d’accompagner les entreprises afin de trouver la solution qui permettra d’atteindre l’objectif, avec un nombre d’heures optimisé : si l’apprentissage est bien ciblé, il est facile de raccourcir la durée».

Paul Margetts a enseigné l’anglais pendant une vingtaine d’années. «J’ai constaté que les personnes possèdent souvent deux niveaux en anglais : un niveau passif, c’est-à-dire qu’ils sont capables de recevoir un mail, de le comprendre voire d’y répondre mais que bizarrement, cette même personne ne se sent pas capable de mobiliser ce qu’elle sait déjà à l’oral».

Or, dans le business, il faut réagir de façon spontanée, surtout quand il s’agit de négocier ou de faire une présentation, quelle que soit la langue : «Notre façon d’enseigner vise à réduire l’écart entre le niveau passif et actif : l’apprentissage ne cherche pas à faire apprendre parfaitement la grammaire ou la conjugaison mais à disposer d’une palette d’expressions et de vocabulaire pour être opérationnel d’un point de vue professionnel».

C’est pourquoi le bilan initial est très important dans le processus d’accompagnement : «Nous lançons une analyse des besoins détaillée. Nous commençons souvent l’évaluation dans la langue de l’apprenant, le plus souvent par téléphone pour éviter les déplacements, pour ensuite nous orienter, en douceur, vers la langue étrangère. Au terme de ces échanges, l’entreprise reçoit un petit compte rendu sur les prochaines étapes à prévoir. » La suite peut se faire par téléphone, e-learning, cours individuel, cours de groupe intra/inter entreprises…

Mais aussi évaluer leur importance et cibler les compétences à atteindre…

Grâce à des méthodes qui ont fait leurs preuves, le CPLE sait non seulement évaluer les besoins mais aussi évaluer leur importance et cibler les compétences à atteindre. Comme par exemple participer et/ou animer une réunion ; négocier des prix, des délais, des contrats ; faire une présentation orale ; comprendre et énoncer des données chiffrées ; maîtriser un vocabulaire spécifique ; accueillir des visiteurs ; faire visiter une entreprise ; communiquer par téléphone, rédiger des emails, des lettres ou des rapports, etc.

«Nous souhaitons avant tout dédramatiser l’apprentissage d’une langue. Le pur anglais n’existe qu’en Angleterre, partout ailleurs, d’autres nationalités parlent anglais et se comprennent : l’objectif pour les enseignants n’est pas de corriger de façon systématique mais au contraire de permettre à ce que l’apprenant ait confiance en lui».

Le CPLE en chiffres

  • 52 ans d’existence
  • 13 langues y compris la langue française FLE
  • Plus de 50 formateurs

 

Pour aller plus loin :
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