Entreprises : comment financer son développement ?

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Djibril Diaw Conseiller en financement

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Problème de trésorerie, besoin d’investir ou de recruter ? Des solutions de financement existent. Le point sur les différents dispositifs avec Djibril Diaw, conseiller spécialisé sur les questions de financement à la CCI Artois.

« Le financement, c’est la locomotive de tout projet, que ce soit en termes d’investissements, de recrutement, de formation, de développement à l’international ou d’innovation » résume Djibril Diaw.

Entreprises : comment financer son développement ?

Plusieurs cas de figures se présentent :

  • l’entreprise a besoin de se développer : projets d’investissements matériels, immatériels ou immobiliers, lancement d’un nouveau produit, innovation, développement à l’international, recrutement, formation etc.
  • elle rencontre des difficultés de trésorerie.

Le premier réflexe du chef d’entreprise en général, c’est de se tourner vers sa banque qui peut proposer un financement, refuser de financer ou accepter si uniquement d’autres partenaires interviennent. La CCI intervient généralement en cas de refus de la banque, si l’intervention d’autres partenaires est nécessaire ou s’il s’agit de projets spécifiques éligibles à certaines aides.

Solution 1

LES FONDS D'INVESTISSEMENT

« Nous allons alors proposer de solliciter des fonds d’investissements pour investir dans l’entreprise afin de détenir une partie du capital », commente le spécialiste du financement de l’entreprise. « Nous choisissons en général des fonds minoritaires, qui pèseront moins de 30% en capital, amenés à sortir au bout de trois à sept ans en général ».

Il existe différents fonds d’investissement dans la région : la CCI Artois détient le fonds Artois Investissement, mis en place avec la Caisse d’Epargne Nord France Europe.

Une vingtaine d’autres fonds sont présents dans les Hauts-de-France comme ceux de Finorpa, du groupe IRD qui détient les fonds Expansion, comme Nord France Amorçage géré par Siparex ou encore Autonomie et Solidarités, les fonds de BPI France, etc. Ces fonds interviennent à tous les stades de la vie d’une entreprise.

« En tant que conseillers, nous connaissons leurs critères d’intervention et les interlocuteurs et en fonction de la nature du projet et des besoins de l’entreprise, nous faisons la mise en relation et montons les dossiers », argumente Djibril Diaw.

Solution 2

LES BUSINESS ANGELS

Pour le renforcement des fonds propres, les entreprises peuvent faire appel à des business angels, c’est-à-dire des personnes physiques qui investissent, à titre individuel, au capital d’une entreprise.

 

D’autres financements existent, sous forme d’avances remboursables, de prêts spécifiques, de prêts d’honneur, de subventions ou de crédits d’impôts…

Dans d’autres scénarios, les banques apprécient l’intervention d’un co-financeur, via des avances remboursables (Conseil régional Hauts-de-France et bpiFrance par exemple) ou des prêts spécifiques.

« Sous certaines conditions, BPI France garantit les prêts bancaires, prend des participations, finance des projets d’innovation, cofinance des transmissions d’entreprises… », prend pour exemple le conseiller. Le Réseau Entreprendre et le Réseau Initiative peuvent également apporter des prêts d’honneur, en complément de la banque. Il existe aussi des prêts spécifiques comme la NEF qui finance des projets sur l’environnement et l’économie sociale et solidaire. Le financement participatif (crowdfunding) sous forme de prêt ou de don constitue aussi une possibilité de financement.

« Dans certains cas, des projets innovants, liés à Rev3 ou à des domaines spécifiques comme la santé, sont éligibles à des subventions et/ou des crédits d’impôts. Notre rôle de conseiller est également de vérifier si l’entreprise est éligible à ces aides qui peuvent être des aides nationales ou européennes », note Djibril Diaw.

La recherche de solutions relève alors du cas par cas : « aucun dossier ne ressemble à un autre. Ce qui ne signifie pas que les dossiers aboutissent toujours. Parfois, nous ne réussissons pas à trouver des solutions car l’entreprise est trop en difficulté, le projet n’est pas assez attrayant ou ne crée pas suffisamment d’emplois ou l’entreprise cherche à financer une SCI … ».

Pourquoi la banque demande-t-elle un autre partenaire ?

Parce qu’elle se rend compte que certains ratios de l’entreprise sont en-dessous d’un certain seuil, par exemple :

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  • Les fonds propres ne sont pas assez suffisants par rapport aux dettes,
  • Les fonds propres ne représentent pas un certain pourcentage du total du passif : généralement de 25% pour l’industrie, 20% pour les autres, sachant que de grandes disparités existent selon les entreprises et les activités,
  • Le compte de résultat n’affiche pas une rentabilité suffisante.

« L’entreprise peut aussi être sur un marché en difficulté ou une croissance non maîtrisée qui engendre des besoins de trésorerie », ajoute le conseiller CCI. Toujours est-il que la banque analysera les chiffres des trois dernières années minimum et étudiera un prévisionnel sur 3 voire 5 ans.

Pour aller plus loin :
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