Création d’entreprise : démarches pour être prêt le jour J

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CREATION ENTREPRISE DEMARCHES POUR ETRE PRET LE JOUR J

Je suis une jeune créatrice d’entreprise des Hauts-de-France. Je vous ai déjà expliqué comment j’ai été accompagnée par la CCI pour établir mon business plan.
J’ai ensuite réussi à me faire financer ce projet par un crédit bancaire. Mais ce n’était que le début d’un long marathon : je vous raconte les préparatifs jusqu’au jour J.
Et je vais même vous partager la liste des charges courantes et de leurs prix !

Salomé D (Lille)

On pourrait croire que l’argent est le nerf de la guerre mais le financement d’une entreprise n’est que le début d’un sinueux parcours administratif.

La première des choses a été de me rapprocher du Centre de Formalités des Entreprises (CFE) pour m’enregistrer au registre du commerce et des sociétés.

J’ai fourni plusieurs documents et notamment les statuts de la société, qui ont été rédigés par un expert-comptable. Environ une semaine plus tard, j’ai reçu ce qu’on appelle un Kbis, un précieux document qui m’a été souvent demandé par la suite. C’est sur ce document que j’ai découvert mon numéro de SIRET.

Avant la création, j’ai passé un « permis hygiène » car mon activité propose une petite restauration.

Ce que je ne m’imaginais pas, c’est la tonne de normes et d’obligations qui sont imposées : il faut, par exemple, donner une nouvelle durée de vie aux produits que l’on déballe (différentes selon leur nature), en étiquetant chaque denrée et en gardant leurs étiquettes pendant six mois ! Une déclaration est d’ailleurs à effectuer auprès de la direction départementale de la protection des populations (c’est un CERFA à envoyer pour préciser la nature de la restauration).

Pour proposer des planches, je me suis attelée à peser chaque portion d’aliment pour calculer son prix de revient. J’ai aussi mis en place des tableaux de bord pour lister les prix au kilo et déterminer précisément les coûts HT. Je me suis aussi lancée à la recherche d’un brasseur pour les boissons et d’un torréfacteur pour les cafés. La recherche des fournisseurs (et des meilleurs prix) a été très chronophage mais c’est normal, c’est la mise en place !

Comme je souhaitais aussi pouvoir proposer du vin, j’ai dû suivre une autre formation…

… qui m’a permis d’obtenir un permis d’exploitation, expliquant le b.a.-ba, du métier et toutes les obligations, d’affichage et de prévention, notamment. C’est ce sésame qui permet, avec le Kbis, d’obtenir une licence petite restauration auprès de la mairie.

On pourrait alors se dire que le plus gros a été fait mais l’aventure était loin d’être terminée !

Il a fallu contractualiser avec la banque pour obtenir un terminal de paiement, bien vérifier les dispositions du bail commercial, ouvrir les comptes chez les fournisseurs d’énergie et d’internet, souscrire pour une ligne téléphonique dédiée, choisir son matériel d’encaissement, comparer les assurances, acheter tout le matériel, etc.

Côté ressources humaines, comme l’activité prévoit la création d’un poste, il a été nécessaire de faire les déclarations préalables d’embauche, un registre unique du personnel et mettre en place l’affichage obligatoire. Pour ce qui est des contrats et les fiches de salaires, j’ai choisi de faire appel au TESE, Titre Emploi Service Entreprise proposé gratuitement par l’URSSAF pour réaliser les contrats et les fiches de paie.

Concernant l’accessibilité de mon établissement

J’ai également déposé une « demande d’autorisation de construire, d’aménager ou de modifier un établissement recevant du public ».

Dans ce dossier un peu compliqué à monter, il y a deux aspects à prendre en compte : d’une part, l’accessibilité, notamment pour les personnes en situation d’handicap et d’autre part, la sécurité incendie. Attention, ces démarches prennent du temps puisqu’il faut quatre mois d’instruction.

J’ai également déposé un dossier à la mairie pour le changement d’enseigne.

Juste avant l’ouverture

Il a fallu faire passer un technicien pour vérifier la chaudière, un organisme certificateur pour les réseaux électriques et une entreprise pour poser les extincteurs dans les règles. Je n’ai pas oublié non plus d’adhérer à l’UMIH, Union des métiers et des industries de l’Hôtellerie et de déclarer que je diffusais de la musique à la SACEM.

J’ai listé toutes les dépenses courantes dans un tableau, que je partage avec vous…

… et qui peut aussi faire office de « to do list » des choses à faire avant de lancer son activité à proprement parler.

Pour aller plus loin :
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