Comment la région Hauts-de-France s’est-elle préparée au Brexit ? 

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Sylvie HERLEM Conseillère "International" - Secteurs Biotechnologies, Cosmétiques & Santé

Hauts-de-France

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Comment la région Hauts-de-France s’est-elle préparée au Brexit ?

Dès l’annonce de la possibilité du Brexit, nous avons tout fait afin que la région soit prête le jour J afin de continuer à commercer avec la Grande-Bretagne et d’accueillir les entreprises qui auraient besoin d’avoir un siège au sein de l’Union européenne’, a rappelé Philippe Hourdain, président de la CCI Hauts-de-France.‘Les choses vont désormais se précipiter : même si nous devons rester optimistes, nous risquons de passer par des moments compliqués’.

 

PME impactées

Xavier Bertrand, président du conseil régional Hauts-de-France s’est également mobilisé depuis le début aux côtés de acteurs économiques.

‘Nous nous sommes lancés dans une bataille offensive mais sur le mode win-win (gagnant-gagnant) car nous devions nous préparer aux conséquences du Brexit, notamment en terme de fluidité du trafic. Les PME n’ont pas encore de réponses à toutes leurs questions mais elles vont forcément être impactées : pour qu’elles ne boivent la tasse et qu’elles se noient, le conseil régional a mis en place un fonds d’aides immédiates si la situation devient trop critique’.

En parallèle, les initiatives se sont multipliées : installation d’un bureau de représentation de la Région Hauts-de-France à Londres, ouverture d’un business lounge dans les locaux de la CCI Hauts-de-France (boulevard de Leeds à Lille), création d’un club d’affaires franco-britannique –Channel Hub-, missions concernant le secteur automobile à Coventry, sur le secteur ferroviaire à Londres et Manchester mais aussi rencontres autour des opportunités de business concernant le digital

Dans les ports

Les ports des Hauts-de-France ont revu leurs installations pour être capables d’absorber les contrôles supplémentaires, conséquence du rétablissement de la barrière douanière.

Les ports de Boulogne-Calais ont investi près de 6 millions d’euros dans de nouvelles infrastructures et de nouveaux process pour faciliter le passage de 45,6 millions de tonnes de marchandises.

Près de 300 douaniers ont été recrutés en Hauts-de-France pour traiter les déclarations en uniforme pour les contrôles. Deux bureaux de douanes et deux brigades ont été créés. Le service de douane s’est organisé pour assurer le service 24h sur 24.

Une frontière intelligente, via la création d’un outil numérique (SI BREXIT) de formulation des déclarations en douane, a été mis en place. Début octobre, un exercice de gestion de crise Brexit, opéré à Boulogne-sur-Mer, Calais et Dunkerque, a permis de tester le fonctionnement des plates-formes avec un seuil maximal de saturation : le bilan s’est avéré positif.

EN QUELQUES CHIFFRES

4,5 millions de poids lourds transportés au départ ou en provenance des plateformes Hauts-de-France  (Calais, Dunkerque, Getlink)

117 millions de tonnes de marchandises par an

10 000 poids lourds transitant chaque jour sur les plateformes Hauts-de-France

2/3 des flux continent – Royaume Uni passent par les ports des Hauts-de-France

PORT DE BOULOGNE CALAIS

 9,1 millions de passagers
1,6 millions de véhicules de tourisme à destination/en provenance du Royaume-Uni
Près de 6 millions d’euros dans de nouvelles infrastructures et les process

GETLINK

1,7 millions de camions
2,7 millions de véhicules de tourisme
11 millions de passagers sur l’Eurostar
2 077 trains de marchandises à destination ou en provenance du Royaume-Uni

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