Club de sous-traitance industrielle : générer du business et assurer l’avenir de la ressource

Faire en sorte que les entreprises du département de l’Aisne se connaissent, travaillent ensemble, trouvent des synergies, fassent front commun à l’extérieur du territoire… tel est le défi du nouveau club de sous-traitance industrielle qui vient d’être créé à Chauny. Interview de son président, Stephan Cayet, PDG de la société VIP – Groupe Méca.

Quel est l’objectif de ce nouveau club de sous-traitance industrielle ?

L’objectif de cette nouvelle communauté est de susciter des partages de chiffre d’affaires et d’actions commerciales : le club peut permettre d’obtenir une meilleure coordination entre les entreprises du territoire et vis-à-vis de l’extérieur.

➡️ Premièrement, il faut susciter une meilleure coordination économique entre industriels du secteur dans le but d’améliorer notre chiffre d’affaires global mais aussi la représentation de notre savoir-faire ailleurs en France et dans le monde,

➡️ Deuxièmement, changer radicalement la relation des industries avec les écoles afin de mener une meilleure promotion des métiers du territoire pour former les recrues de demain.

 

Qui est à l’origine de ce club ?

Les quatre industriels fondateurs de l’association sont Maguin à Charmes, Cediac à Saint-Gobain, VIP – Groupe Meca à Chauny, Beautor, Tergnier, Condren et AK Groupe à Chauny. Notre noyau dur rassemble aujourd’hui une quinzaine d’entreprises.
Nous pouvons considérer qu’à l’échelle de la communauté d’agglomération de Chauny-Tergnier-La Fère, il existe une petite centaine d’entreprises industrielles qui pourraient être concernées. L’objectif serait de réussir à faire adhérer la moitié d’entre elles. Si les entreprises de la sous-traitance industrielle sont évidemment les premières concernées, nous souhaitons intégrer les entreprises du commerce et des services (avec idéalement un représentant pour chaque secteur) ainsi que les institutionnels et les écoles.

 

En quoi l’idée d’un front commun peut-elle être générateur de chiffre d’affaires ?

Si je connais bien les capacités industrielles de mes collègues, je vais pouvoir, face à un client, expliquer que telle prestation n’est pas dans mes cordes mais que je peux le rediriger vers une autre entreprise, qui elle possède ce savoir-faire. Cette méthode améliore à la fois le service client mais aussi l’image du territoire. C’est ainsi que les Lands fonctionnent en Allemagne, par exemple : les territoires se défendent eux-mêmes, au service des entreprises locales.

Comment comptez-vous vous y prendre avec les écoles ?

Aujourd’hui, au pire, les élèves ignorent le monde de l’entreprise, au mieux, le rejettent mais ils ne sont pas préparés : en tant que chefs d’entreprises, nous devons mener une meilleure promotion des métiers existants dans l’industrie sur le territoire, en coopération avec l’Education Nationale. C’est pourquoi les industries doivent sensibiliser d’abord les enseignants et ensuite informer les élèves.  Dans notre département, le recrutement reste une question vitale, d’autant plus que les premiers résultats ne se verront que dans cinq ans : cette question sera même la priorité de ce club de sous-traitance industrielle.

ZOOM SUR LES RENCONTRES INDUSTRIELLES REGIONALES DE CHAUNY

PME-PMI, donneurs d’ordres, chefs d’entreprise, directeurs des achats, directeurs de production, fournisseurs, sous-traitants…, les Rencontres Industrielles Régionales sont l’occasion
de vous réunir, d’échanger et de développer vos horizons et courants d’affaires

Pour aller plus loin :
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