Canal Seine-Nord : ce que les entreprises peuvent en attendre…

Le canal Seine-Nord est le projet régional du 21ème siècle. Véritable levier de développement pour les Hauts-de-France, le canal Seine-Nord est officiellement lancé. Ce projet de 4,5 milliards d’euros sera porté par les Régions, financé à 40 % par l’Europe, le reste versé par l’Etat et les collectivités concernées. Les travaux lors de sa construction vont créer des emplois directs mais également indirects et induits.

canal seine nord

… dans le secteur du BTP

Le besoin en main d’œuvre va être conséquent, les compétences également puisque devant couvrir du terrassement, de la construction d’écluses et de pont, et bien sûr de quais, à savoir :

  • les métiers du terrassement : chefs  de chantier, géomètres, conducteurs d’engins (chargeuses, pelleteuses, poids lourds de type dumper, bulldozer….)
  • les métiers liés à la construction des écluses et des ouvrages d’art : ce sont les métiers du génie civil, des bureaux d’études (technicien, ingénieur) aux emplois de chantier (chef de chantier, conducteur de travaux, contrôleur de travaux, coffreur brancheur….)
  • les métiers de la route liés notamment au rétablissement des routes croisées par le canal et les aménagements divers (parkings, abords de bâtiment)
  • les métiers de la canalisation et des réseaux : dévoiement de réseaux et alimentation diverse des infrastructures.

… dans le secteur du transport et de la logistique

Sur le parcours du Canal Seine Nord, les quatre plates-formes (prévues dans les villes de Noyon, Nesle, Péronne et Marquion) vont concentrer autour d’elles des entrepôts de logistique, pour stocker et conditionner des marchandises.

La plus grande plateforme se situera à Marquion. A vocation tri- modale (eau, rail, route), elle devrait accueillir des activités industrielles, logistiques, portuaires et de services. L’ancienne base aérienne de Cambrai permet d’avoir une réserve foncière intéressante.

La plate-forme de Nesle, toute proche de son homologue de Languevoisin, déjà en activité, semble s’orienter vers le stockage et le transit de céréales et pondéreux mais elle va également développer une activité logistique autour des conteneurs.

... dans l’exploitation du canal

Tout le long du chantier, le transport fluvial pourra acheminer les matériaux de construction et approvisionner le chantier.

Voies Navigables de France a déjà réfléchi à la question, le réseau ferré pouvant compléter le transport. Dans la partie exploitation pure du canal, les études tablent sur 60 postes permanents pour l’exploitation linéaire du canal, 3 200 emplois sur les 4 plateformes multimodales dix ans après la mise en service du canal Seine Nord.

… dans le secteur de l’hôtellerie, restauration et tourisme

Avec la mise en place du chantier, de nouveaux services seront indispensables comme de l’hôtellerie, de la restauration et du transport pour les équipes lors de la construction. 

Un tourisme lié au chantier historique pourra être mis en place. Là encore avec des guides et une offre de restauration et d’hébergement, tout en laissant l’opportunité de découvrir toute la richesse des territoires. Les études estiment que près de 700 emplois pourraient être créés à terme.

… dans le secteur de la batellerie

Les professionnels de la batellerie devront également évoluer avec la création de ce canal à grand gabarit.

Ce sont d’un côté les armateurs de péniches qui sont concernés puisqu’ils pourront investir dans des péniches de 4400 tonnes mais aussi. A terme, les études prévoient la création de 2 000 emplois dans la batellerie (hors manutention portuaire).

sans oublier les emplois induits

Source : Rapport-avis du CESER,  « Canal Seine-Nord Europe – Levier de développement pour la région », avril 2017

Pour aller plus loin :
Group 22iconlinkedin-logo (3)GroupGroup 17noun_518918twitter-logo-on-black-background (2)Shapeyoutube-play-button