Comment AES Dana est devenu un leader français de la méthanisation

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Eglantine Dewitte Adjointe à la direction des projets REV3 et développement durable

Hauts-de-France

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La société AES Dana (basée à Saint-Laurent-Blangy, près d’Arras) est devenue un acteur majeur de la filière méthanisation régionale. Pourtant, à l’origine, son activité concerne le câblage en courant faible, l’informatique, la téléphonie et la vidéo-surveillance.

Qui est AES Dana ?

Créée en 1990 à Saint-Laurent-Blangy, la PME s’est d’abord installée en 2004 dans des locaux appartenant à la Chambre de Commerce et d’Industrie (pépinière Créartois sur la Zone Industrielle Est). Sa spécialité initiale : l’équipement d’usines agroalimentaires et industrielles, notamment les stations d’épuration et la distribution d’énergies et de fluides. D’où les 3 spécialités de l’entreprise aujourd’hui :

Quel a été le tournant ?

L’entreprise reprise en  2004 par d’anciens salariés s’est ensuite engagée, avec l’arrivée de Claude Pruvot en 2006, dans une nouvelle direction : la méthanisation par voie sèche et liquide, un domaine dans lequel AES Dana excelle aujourd’hui. Cette diversification profite à la démarche régionale Rev3.

« Notre thématique étant l’énergie renouvelable et l’entreprise, nous avions le vent en poupe en matière de méthanisation et nous avons pris le virage des énergies renouvelables : éolien, photovoltaïque, puis en 2007 la méthanisation par voie sèche et liquide, qui représente désormais 60 % de notre activité en ayant rajouté un zéro à notre chiffre d’affaires », explique Claude Pruvot, aujourd’hui directeur du service énergie.

Quelle est son activité ?

Associée à l’entreprise bretonne GR Énergies (spécialiste en thermie et tuyauterie), AES Dana s’adresse aux agriculteurs en leur proposant la conception et l’installation d’unités de méthanisation clé-en-main.

L’entreprise a ainsi créé près de 78 unités depuis 10 ans. Selon les modèles de centrales, l’énergie ainsi produite peut servir à la culture (chaleur) ou à alimenter un réseau d’énergie (biogaz) qu’il soit industriel ou même domestique.

Comment évolue-t-elle ?

De 10 à 15 employés à l’origine, la PME s’est vite développée pour compter près de 100 collaborateurs aujourd’hui (et vise 200 personnes l’année prochaine). Le chiffre d’affaires est passé de 7 millions d’euros il y a trois ans à 11 millions d’euros en 2018, avec une évolution possible de 20 à 25 millions d’euros d’ici trois à quatre ans. Cela en fait un des leaders français du marché. Pour conforter sa position sur ce marché en pleine structuration, la société, accompagnée par le conseiller en financement de la CCI Artois, vient de bénéficier du fonds Cap3RI à hauteur d’un million d’euros.

Pour aller plus loin :
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